La dépression saisonnière

 

L’hiver approchant, les journées se font de plus en plus grisonnantes. La luminosité diminue et le soleil nous manque. Le cycle des saisons en est ainsi et, même si nous essayons de l’apprecier, parfois, la mélancolie, la tristesse ou les idées noires se fraient un chemin jusqu’à notre esprit.

D’un point de vu chimique, ces idées noires, pouvant aller jusqu’à la dépression saisonnière, sont le fait de neurotransmetteurs (la dopamine et la sérotonine), en partie régis par la luminosité. Les connaissances ancestrales, utilisées en naturopathie, se mêlent ici à la science moderne pour nous livrer quelques secrets afin de garder le moral au beau fixe pendant l’hiver.

Suite à l’Atelier Naturo du 3 novembre 2018, voici quelques bonnes pratiques pour venir à bout de la dépression saisonnière.

Chercher la douceur de la lumière

La rareté de la lumière amène avec elle nos idées noires, notre baisse d’énergie et de motivation. Évidemment, l’automne demande à nos corps plus de repos et de temps pour nous, et il est nécessaire d’écouter cette demande. Cependant, la dépression saisonnière ne devrait pas faire partie de l’équation. Afin de booster la production de ces fameux neurotransmetteurs, nous pouvons chercher le contact de la lumière. Une simple balade en extérieur, même par temps nuageux, nous apporte une grande partie de nos besoins en luminosité. La luminothérapie, cette nouvelle pratique consistant à s’exposer quotidiennement à une lumière blanche et artificielle, est également un excellent moyen de trouver cette luminosité qui nous manque tant. En passant à travers nos rétines, la lumière ou l’absence de celle-ci donne une information à notre cerveau. C’est cette information qui permet à notre corps de se réguler. Réguler ses cycles d’éveil et de sommeil, mais également ceux de l’énergie, de la faim, des cycles menstruels etc…  Notre horloge interne dans son ensemble. L’utilisation d’une lampe de luminothérapie, dans la matinée, nous permettra de réguler notre cycle circadien et favorisera la production des neurotransmetteurs qui le régissent, ce qui nous permettra d’apaiser les symptômes de la dépression saisonnière. Pour une utilisation optimale, prenez soin de choisir votre lampe de luminothérapie d’une intensité de 10 000 lux, et de l’utiliser tous les matins pendant une trentaine de minutes en positionnant votre visage à environ 20 centimètres de la lampe, à hauteur des yeux.

Chouchouter son assiette

En naturopathie, nous observons que tout est interconnecté. Notre corps, notre esprit… Il est donc naturel que ce que nous mangeons impacte notre humeur. Notre système digestif, notre deuxième cerveau, communique aisément avec le premier. Qui plus est, la sérotonine est principalement synthétisée dans les intestins, ce qui nous donne une raison de plus de prendre soin de notre précieux système digestif, notamment en période de dépression saisonnière. Afin de préserver notre transit et nos intestins, nous pourrons consommer régulièrement des aliments lactofermentés (kefir, kombucha, légumes lactofementés ou leurs jus) afin de nous constituer une bonne flore intestinale. Mais notre alimentation ne permet pas seulement de préserver nos intestins, elle va également nous permettre de garder ou de retrouver toute notre énergie. Bien sûr, une alimentation principalement constituée de fruits et légumes (les plus crus possible) nous assurera un apport suffisant en vitamines et minéraux, mais d’autres aliments peuvent facilement être ajoutés à notre assiette pour booster notre énergie ! C’est le cas des graines germées et des produits de la ruche (miel, pollen, propolis…).

Nous pouvons également influencer notre humeur grâce à l’alimentation, tout simplement en apportant à notre corps les éléments dont il a besoin pour produire et synthétiser nos fameux neurotransmetteurs : la dopamine et la sérotonine. Pour cela, un petit-déjeuner protéiné sera de rigueur : œuf, tofu, viande, fromage, poisson, oléagineux (amandes, noix, noisettes, noix de cajou…) etc…

Sortir du canapé

Avec les jours grisonnants, la pluie parfois, et le froid qui arrive, notre corps (ou plutôt, notre esprit…) nous supplie souvent de rester à la maison, tranquillement installés sur le canapé. Il est sage de l’écouter, parfois… mais pas tout le temps ! Et oui, notre fameuse dopamine est également stimulée lorsque nous pratiquons une activité physique. Nous verrons certains préférer la course, la levée de fonte à la salle, ou encore, les randonnées de 8 heures… pour ma part, je suis plutôt marche, natation ou yoga. Mais qu’on se le dise, quand il s’agit de solliciter la production de notre dopamine pour amener du soleil sur notre humeur, toutes les activités physiques, de la plus douce à la plus challenging, sont efficaces.

Prendre du temps pour soi

La fin d’année arrivant, notre activité professionnelle nous demande souvent d’être au top de notre forme, parfois même, de tout donner avant le repos salutaire des fêtes. C’est une des périodes les plus stressantes où, malheureusement, on s’oublie le plus au profit de la course au temps. Pourtant, notre petit corps et notre esprit ne seront jamais plus efficaces que si nous en prenons soin. Profitez d’une douce séance de méditation pour recharger les batteries et calmer votre mental. La méditation nous fait également l’amitié de booster notre production de sérotonine et de dopamine. Prenez du temps pour vous au travers d’une activité qui vous fait vraiment plaisir, qu’elle soit artistique, physique, méditative, ou encore relaxante. Notez-vous au moins une heure par semaine de temps pour vous. Cette plage horaire doit apparaître dans votre agenda au même titre que vos autres rendez-vous, car c’est un rendez-vous avec vous-même.

Faire appel aux pouvoirs ancestraux des plantes

Les plantes nous aident et nous accompagnent depuis la nuit des temps. Elles sont notre partenaire naturel et il n’est jamais anodin d’en utiliser. Nos prédécesseurs ont pris soin de noter et d’observer les atouts de certaines plantes, et ils tenaient en haute estime les fleurs jaunes du Millepertuis. Les anciens pensaient que cette plante de la Saint Jean, emprisonnait en elle toutes les vertus du soleil. Ils en faisaient une huile, qui devenait rouge, ce qui accentuait encore les croyances liées à cette plante de feu. Elle était et est toujours utilisée pour ces vertus anti-dépressives et notamment pour lutter contre la dépression saisonnière (elle amène le soleil en hiver). Cependant, cette plante est ennemie de toute autre prise médicamenteuse. On s’abtiendra donc de la consommer si un traitement est en cours (même la pilule contraceptive), elle en annulerait les effets. Le Griffonia est également connu pour apaiser les effets de la dépression et notamment la dépression saisonnière. Cet arbuste venant d’Afrique contient un élément chimique du nom de 5HTP, précurseur direct de la sérotonine. Le Safran, bien que plus coûteux, est également une épice dont les effets sur la dopamine sont vantés.

Les huiles essentielles, ces extraits de plantes précieux et puissants, seront également d’une aide inestimable pour adoucir l’humeur et l’améliorer. Le petit grain bigaradier, la verveine, le néroli ou encore l’ylang ylang, sont des huiles aux qualités anti-dépressives, relaxantes, anti-stress et sédatives. Leurs propriétés étant très proches, faites confiance à vos sens pour choisir celle qui vous conviendra le mieux. Notre corps va parfois naturellement vers une odeur plus qu’une autre. Pourquoi ne pas lui faire confiance ?

Par mesure de précaution, diluer toujours vos huiles essentielles dans de l’huile végétale avant de les utiliser sur la peau ou en interne (à raison d’environ 2 gouttes d’huile essentielle pour 1 cuillère à café d’huile végétale). Sous cette forme, les plantes sont de puissants outils, il n’est jamais anodin d’en utiliser. Les huiles essentielles sont déconseillées pour les enfants de moins de 7 ans, les femmes enceintes ou allaitantes, et les personnes souffrant de pathologies chroniques. Pour les mêmes bienfaits tout en douceur, nous pouvons penser aux hydrolats de plantes.

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Pour des conseils qui s’adaptent à votre rythme de vie et pour l’utilisation des plantes citées ci-dessus, consultez votre naturopathe